Mathématique de la branle

Cette section est là pour vous donner l'occasion de raconter une partie de branlette insolite qui vous a marquée ou amusée. Ou ça ? Comment ? Avec qui ? Ce n'est pas un blog, mais lancez-vous.
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Edger Pacifico
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Mathématique de la branle

Message par Edger Pacifico » lun. 22 juin 2020, 13:28

Il faut beaucoup de précision pour réussir une bonne masturbation. A ceux qui négligent leur branle en se secouant la queue rapidement par des va-et-vient de leur prépuce et qui donnent l’impression de courir vers leur éjac, je leur dis qu’ils passent à côté d’une belle partie de ce que leur corps peut leur donner : ils l’ignorent peut-être par négligence, ou par tabou culturel ou encore parce que leur nirvana réside dans la baise. Il n’y a que les vrais branleurs qui savent dire que les deux sont très différents et que même si on a une vie sexuelle épanouie avec des potes ou un conjoint, la vraie masturbation, en solo ou partagée, est irremplaçable. Je pense en fait que les vrais vrais branleurs trouvent que la branle est au-dessus du lot : personnellement, je crois que j’ai eu les plaisirs les plus forts lors de certaines branles, et les satisfactions les plus intenses lors de sessions de branle mutuelle où à deux on est monté très très haut dans l’échelle du plaisir pur.

En parlant d’échelle, il y avait un mec il y a plus de dix ans qui tenait un blog qui a été supprimé soudainement, qui parlait des deux obsessions positives de sa vie : l’amour des pieds, des siens et de ceux des autres, et les masturbations quotidiennes ritualisées. C’était un contenu étrange où il y avait plus de photos de beaux pieds que de belles bites, mais surtout il avait mis au point une échelle de plaisir de ses branles. Si je traduis à peu près ce dont je me souviens, en en rajoutant un peu : 0 pour branle ratée (interruption ou éjaculation accidentelle), 1 pour branle alimentaire (juste le plaisir minimum), 2 pour bonne branle assez rapide (avec orgasme correct), 3 pour branle très satisfaisante (avec en plus la durée), 4 pour branle intense et productive (avec plus de contractions ou plus de sperme que d’habitude) et 5 pour masturbation exceptionnelle (incluant un long temps d’edging enivrant). Et chaque jour il arrivait à écrire le niveau de ses branles qui étaient en général entre 2 et 4, parfois 1 et peut-être quelques fois 5, ce qui était la preuve d’une sexualité personnelle épanouie. Il avait surtout (et c’est ça que je kiffais) une capacité à raconter sa branle quotidienne en une phrase, avec un texte différent chaque jour, ce qui m’avait fait comprendre qu’aucune branle ne ressemblait à une autre, qu’à chaque fois c’était un recommencement complet. Et, personnellement, je ne sais pas si j’ai atteint le niveau 5. Je suis sûr que certaines branles ont conduit à un 4, mais peut-être que j’espère toujours un jour aller jusqu’à 5 ?

Pour rester mathématique, je pense que le comble de la meilleure masturbation serait celle où l’« intégrale du plaisir » serait maximale, en arrivant à monter très haut dans l’échelle du plaisir et en s’y maintenant le plus longtemps possible sans échapper vers l’orgasme, tout en contrôlant parfaitement les ondulatioons du plaisir. Personnellement, je sais me maîtriser et faire durer mes branles, mais le meilleur est d’arriver à la faire sur un autre mec en le voyant se noyer dans son plaisir sans qu’il puisse contrôler ses gémissements et ses grimaces. Ou alors, inversement, qu’un autre te le fasse, en ayant complètement confiance en lui pour qu’il ne te fasse pas partir vers un orgasme conclusif … Une branle mutuelle peut vraiment être intense et jouissive mais je trouve que c’est compliqué de bien maîtriser en même temps le plaisir de l’autre et de savourer son propre plaisir. Deux partenaires qui connaissent bien leurs queues mutuelles peuvent se faire des sessions alternées, chacun s’occupant de l’autre pendant un long moment avant d’échanger les rôles, et ce pendant des minutes ou des heures.

Un de mes meilleurs potes de branle que je ne vois plus, hélas, était le meilleur branleur que j’ai eu pour ma queue. J’avais eu aussi un « meilleur suceur », un jour, dans un square à Paris, où il avait eu un toucher buccal exceptionnel, mais pas assez longtemps (c’était trop bon et je n’ai pas réussi à tenir). Pour revenir à mon meilleur branleur, je ne sais pas comment il faisait, comment il arrivait à prendre en main ma queue en tirant sur mes couilles et en me massant à la bonne vitesse, mais avec lui mon intégrale du plaisir était maximale. J’au aussi plusieurs souvenirs de plans miraculeux avec des mecs inconnus, dans des lieux de rencontre sombres mais excitants, où l’emboîtement mutuel entre les talents de branleur de l’un et le mode de fonctionnement de la bite de l’autre étaient parfaits. Au plaisir partagé s’ajoutait alors l’effet cadeau, parce qu’on ne s’attend pas à vivre des moments aussi forts après des moments de drague interminables …

On peut en finir avec les chiffres, pas en parlant des longueurs ou des tours de bites, mais en parlant du sperme et de l’orgasme. Avec l’âge, on éjacule moins, mais je trouve que l’intensité de l’orgasme est plus fort, et surtout plus long en durée, avec davantage de contractions, même si aucune goutte ne sort aux dernières. Je n’atteins pas les séries de plus de 10 giclées que j’ai repérées sur certains mecs impressionnants, mais je me contente de 2 ou 3 jutées parmi 5 ou 6 contractions avec un pic de plaisir plus profond à la 3ème ou à la 4ème. Dans un autre texte j’essaierai de décrire les plus belles éjaculations que j’ai vues, mais sur le registre du plaisir ce n’est pas la quantité de sperme qui fait la quantité de plaisir. C’est le soin apporté à faire durer la branle avant.

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asydbaz
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Re: Mathématique de la branle

Message par asydbaz » lun. 22 juin 2020, 13:43

Je me souviens, le blogspot du mec en question s'appelait showjoe101 ou un truc dans ce style.

Il était vraiment accroc au possible, à se branler 2h minimum par jour et s'offrir une énorme éjaculation à chaque fois. c'est en partie grâce à lui qu'a l'époque et maintenant j'essaye de faire durer au maximum mes séances de masturbation et je lui en suis reconnaissant :D

Il avait un certain fétichisme sur les pieds, mais aussi sur l'art et la manière de déguster/conserver son sperme après chaque éjac.

Pour ceux que ça intéresse, j'avais copier/coller son site sur un fichier Word. Je ne sais pas trop comment insérer un fichier sur le forum mais je suis prêt à partager le fichier si on m'indique la marche à suivre. C'est en anglais mais ça se lit assez facilement.

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Genuis2
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Re: Mathématique de la branle

Message par Genuis2 » lun. 22 juin 2020, 16:04

Salut,

Suis intéressé. Tu as un lien dropbox ou autre ?

Merci

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arnaud.69
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Re: Mathématique de la branle

Message par arnaud.69 » mar. 23 juin 2020, 13:03

Edger Pacifico a écrit :
lun. 22 juin 2020, 13:28
Il faut beaucoup de précision pour réussir une bonne masturbation. A ceux qui négligent leur branle en se secouant la queue rapidement par des va-et-vient de leur prépuce et qui donnent l’impression de courir vers leur éjac, je leur dis qu’ils passent à côté d’une belle partie de ce que leur corps peut leur donner : ils l’ignorent peut-être par négligence, ou par tabou culturel ou encore parce que leur nirvana réside dans la baise. Il n’y a que les vrais branleurs qui savent dire que les deux sont très différents et que même si on a une vie sexuelle épanouie avec des potes ou un conjoint, la vraie masturbation, en solo ou partagée, est irremplaçable. Je pense en fait que les vrais vrais branleurs trouvent que la branle est au-dessus du lot : personnellement, je crois que j’ai eu les plaisirs les plus forts lors de certaines branles, et les satisfactions les plus intenses lors de sessions de branle mutuelle où à deux on est monté très très haut dans l’échelle du plaisir pur.
On est d'accord : la majorité des hommes ne sait pas se masturber. Ils sont restés enfermés dans le réflexe adolescent de se secouer frénétiquement la bite pour la faire spermer le plus vite possible.
Je soutiens pour ma part que la masturbation devrait être expliquée aux garçonnets par des éducateurs dès l'age de 7-8 ans ! Ca leur évitera d'avoir l'air con à 12-13 ans quand ils se demandent ce qui leur arrive... :ejac:

A l'opposé, le solosexuel est quelqu'un qui a renoncé à la dimension affective des rapports hétérosexuels classiques pour préférer le plaisir physique du gland et de l'euphorie sexuelle par des masturbations "stop-and-go" de plusieurs heures devant du porno...

Edger Pacifico a écrit : Pour rester mathématique, je pense que le comble de la meilleure masturbation serait celle où l’« intégrale du plaisir » serait maximale, en arrivant à monter très haut dans l’échelle du plaisir et en s’y maintenant le plus longtemps possible sans échapper vers l’orgasme, tout en contrôlant parfaitement les ondulatioons du plaisir. Personnellement, je sais me maîtriser et faire durer mes branles, mais le meilleur est d’arriver à la faire sur un autre mec en le voyant se noyer dans son plaisir sans qu’il puisse contrôler ses gémissements et ses grimaces. Ou alors, inversement, qu’un autre te le fasse, en ayant complètement confiance en lui pour qu’il ne te fasse pas partir vers un orgasme conclusif … Une branle mutuelle peut vraiment être intense et jouissive mais je trouve que c’est compliqué de bien maîtriser en même temps le plaisir de l’autre et de savourer son propre plaisir. Deux partenaires qui connaissent bien leurs queues mutuelles peuvent se faire des sessions alternées, chacun s’occupant de l’autre pendant un long moment avant d’échanger les rôles, et ce pendant des minutes ou des heures.

Pas besoin de sessions alternées : si le gusse est à ton goût vous pouvez vous mettre dans la position du 69 et vous masturber mutuellement ensembles, en temps réel.
Cela n'a pas besoin d'être oral : en 69 on peut se masturber mutuellement, râper le gland du partenaire dans son poil de poitrine ou contre sa joue pas rasée...

Cela dit, quand on atteint l'état d'excitation et d'euphorie sexuelle, il est difficile de résister à l'envie pressante de gober le gland de l'autre, qui palpite à quelques centimètre, dans sa bouche...
Un vigoureux sexe masculin en érection, tout palpitant, appelle naturellement à la fellation...
Edger Pacifico a écrit : On peut en finir avec les chiffres, pas en parlant des longueurs ou des tours de bites, mais en parlant du sperme et de l’orgasme. Avec l’âge, on éjacule moins, mais je trouve que l’intensité de l’orgasme est plus fort, et surtout plus long en durée, avec davantage de contractions, même si aucune goutte ne sort aux dernières. Je n’atteins pas les séries de plus de 10 giclées que j’ai repérées sur certains mecs impressionnants, mais je me contente de 2 ou 3 jutées parmi 5 ou 6 contractions avec un pic de plaisir plus profond à la 3ème ou à la 4ème. Dans un autre texte j’essaierai de décrire les plus belles éjaculations que j’ai vues, mais sur le registre du plaisir ce n’est pas la quantité de sperme qui fait la quantité de plaisir. C’est le soin apporté à faire durer la branle avant.
Normalement, ce sont les 3 premières giclées qui sont les plus jouissives car ce sont les plus chargées en sperme.
L'intensité du plaisir dépend bel et bien de la quantité de sperme, vu que l'éjaculation se fait en deux temps : accumulation du sperme dans l'urètre puis expulsion. Ce sont les contractions de l'urètre que l'on voit dans les films porno (ci-dessous).

Pendant la phase d'accumulation, le sperme provoque un bref gonflement de l'urètre (bien visible) qui stimule des terminaisons nerveuses inaccessibles dans le corps de la verge. Ce sont ces stimuli d'un plaisir masculin indescriptible qui viennent complémenter la sensation d'orgasme et qui nous font vaciller (ce dernier est surtout un déferlement de dopamine dans le cerveau).


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A.

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le reveur
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Re: Mathématique de la branle

Message par le reveur » mer. 24 juin 2020, 22:42

Géniales les images de pulsations merci j'adore ca

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Skanda
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Re: Mathématique de la branle

Message par Skanda » jeu. 25 juin 2020, 18:02

Oui, c'est magnifique!

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lépicurien
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Re: Mathématique de la branle

Message par lépicurien » dim. 05 juil. 2020, 19:13

Edger Pacifico a écrit :
lun. 22 juin 2020, 13:28
Il faut beaucoup de précision pour réussir une bonne masturbation. A ceux qui négligent leur branle en se secouant la queue rapidement...
Merci Edger! C'est un très beau texte et un bel éloge de la masturbation telle que j'essaie de la cultiver régulièrement, tout en essayant de conserver un équilibre avec ma sexualité de couple. Ce n'est pas facile, mais je suis entièrement d'accord avec toi pour dire que c'est totalement différent, et c'est pourquoi je tiens à conserver les deux. Oui la branle demande de la précision et une certaine "science". Pour cultiver cet aspect-là, j'aime trouver matière dans le site original de ChezOnan, dans les posts des membres de notre beau forum, et dans les images qu'ils ont glanées ici et là.

Je vis aussi la branle comme un art: j'ai l'impression que c'est chaque fois une nouvelle création, qu'il y a une part d'imagination très importante et que celle-ci se cultive aussi et s'entraîne. Je veux dire par là que certaines fois je sais exactement ce que je veux et j'ai l'impression que mon esprit guide ma main, tandis qu'il y en a d'autres où je crois ne pas être inspiré et c'est en laissant faire ma main tranquillement, tout doucement, que les choses les plus inattendues peuvent se produire, avec des trouvailles, des classiques revisités, des combinaisons irrésistibles, etc.

MMMh! Un art au même titre que l'art culinaire, ou l'œnologie... Et je suis particulièrement gourmand! :branler: :branler: :branler:
Edger Pacifico a écrit :
lun. 22 juin 2020, 13:28
Il faut beaucoup de précision pour réussir une bonne masturbation. A ceux qui négligent leur branle en se secouant la queue rapidement...
Et encore aussi, bien sûr, un JEU... ChezOnan.fr n'est pas pour rien le site de "la masturbation masculine ludique". "Parce que c'est amusant" est d'ailleurs le titre d'une vidéo de branle d'un gars plutôt doué, que j'ai postée il n'y a pas si longtemps dans le topic "Solos de branleurs expressifs", en réponse à Edger Pacifico.

Pour ma part, cette sensation de jouer est déjà assez forte quand "je m'y mets", c'est-à-dire au moment d'entamer une longue séance de branle avec à ma disposition des règles — faire monter le plaisir, le doser, le varier, le faire durer — et aussi avec un instrument — un jouet entre mes mains, un peu "magique" parce qu'il réagit comme un petit animal — évidemment, direz-vous, parce que c'est une partie de moi, mais j'ai aussi la curieuse impression qu'il possède une vie propre.

Et alors quand l'excitation est montée très haut, quand j'ai déjà eu un orgasme sans éjaculer et que j'essaie de maintenir l'intensité du plaisir presque au même niveau juste après cet orgasme (ou bien que je m'approche très doucement, pas à pas, du point de non retour en essayant de ne pas l'atteindre), alors cette sensation de JEU est particulièrement nette, étonnante, merveilleuse: j'ai l'impression de tenir une flûte ou un sax (un sex!) entre mes mains, et d'en jouer avec dextérité pour prolonger la phrase musicale, pour la soutenir dans les aigus, pour la moduler avec de légères descentes et des remontées, pour la rythmer avec de petites respirations, des pauses brèves et des accelerandos... C'est un jeu magnifique, où la virtuosité de l'exécutant a sa part (soyons modeste, j'ai encore quelques gammes à faire) et où la qualité de l'instrument aussi (merci, ma queue, de me procurer par moment ces belles envolées de musique planante).

Vive les maths, la gastronomie et la musique! :branler: :branler: :branler:

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newsturb
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Re: Mathématique de la branle

Message par newsturb » lun. 06 juil. 2020, 21:54

merci lépicurien pour cette envolée lyrique à propos de ta trique (il faut que ça rime)...

notre jouet de plaisir est plus qu'un jouet ou un instrument, c'est la source de notre vie et, si ce morceau de nous, nous procure tant de plaisir c'est qu'il est "nous" en plus d'être à nous...

gardons le en forme le plus longtemps possible en le choyant, le cajolant, le câlinant, le récompensant.... car les jouissances qu'il nous procure sont immenses et il nous permet de nous évader vers le nirvana !

j'ai eu un moment l'envie de faire un "sondage" pour demander "pourquoi" nous aimions notre bite, queue, pénis, dard.... peu importe les mots.... j'ai craint que les réponses aient été identiques pour nous tous qui partageons la même passion ....

peut-être que certains auraient apporté des réponses surprenantes !!!


continuez, continuons à faire nos gammes . :boink:

:man: :branler: :branler: :branler: :ejac: :ejac: :ejac:

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arnaud.69
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Re: Mathématique de la branle

Message par arnaud.69 » mar. 07 juil. 2020, 10:43

Il existe déjà un sondage sur la question : viewtopic.php?f=21&t=467#p1412

Mais peu de forumeurs s'avèrent capables d'exprimer avec des mots pourquoi ils préfèrent la masturbation aux rapports sexuels ordinaires...

A.

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Re: Mathématique de la branle

Message par lépicurien » mer. 08 juil. 2020, 08:11

À newsturb: Tu as raison, popol et moi ça ne fait qu'un. Cette impression étrange et excitante d'un jouet ou d'un instrument, comme je le décrivais, vient de deux choses: nous autres mecs avons des organes sexuels externes, pour une très grande part, et donc visibles et manipulables à souhait... et aussi c'est un engin la plupart du temps endormi qu'on peut réveiller selon nos envies ou qui se réveille tout seul pour se rappeler à nous. C'est comme un petit automate avec un bouton on/off et j'adore ça. Mais bien sûr que c'est la source de la vie: tous les jours il fabrique le sperme, ce fabuleux cocktail de vie et d'énergie. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est intéressant d'apprendre à profiter de cette énergie dans tout notre corps, comme je l'explique (un tout petit peu) dans mon topic "Des exercices pour devenir multi-orgasmique": viewtopic.php?f=12&p=48704#p48704

À arnaud.69: Oui, peu savent mettre les mots sur notre joyeux passe-temps. Mais même sans savoir eux-mêmes utiliser ces mots, les forumeurs qui lisent tous ceux que l'on emploie ici pour décrire nos expériences en apprennent suffisamment pour ne pas se contenter de branles purement mécaniques, et c'est là l'essentiel. Et puis j'ai envie de dire aussi qu'on a la vie devant soi: pour moi cette exploration qu'est la masturbation est une expérience qui ne cesse de se renouveler.

zir49
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Re: Mathématique de la branle

Message par zir49 » mer. 08 juil. 2020, 14:39

Oui, je me faisais cette réflexion dernièrement: c'est étonnant de voir comment ma façon de me masturber a évolué au fil des années. Je suis dans la cinquantaine. Je ne me masturbe plus comme quand j'avais 16 ans. J'ai découvert toutes sortes de façons plus subtiles de me faire plaisir. Ma façon de me masturber a même changé au cours des 2 ou 3 dernières années. Peut-être que ça évoluera encore. Plus jeune, c'était beaucoup plus lié à l'éjaculation. En vieillissant, le plaisir peut se prolonger tellement plus à travers toutes sortes de caresses et de touchers. Et éventuellement arriver à l'éjaculation, mais pas systématiquement à chaque masturbation. Par contre, j'ai l'impression de vivre un plaisir moins intense à l'éjaculation que quand j'étais plus jeune. Si vous avez mon âge ou plus, avez-vous remarqué une telle chose?

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lépicurien
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Re: Mathématique de la branle

Message par lépicurien » sam. 01 août 2020, 15:32

à @zir49: Je dirais que cela dépend de beaucoup de facteurs. Il m'est arrivé d'éprouver peu de plaisir à l'éjaculation ces dernières années (en vieillissant donc, puisque c'est l'hypothèse que tu formules), mais je crois que ç'a été chaque fois parce que j'avais mal géré la montée du plaisir. Pour tout dire, même si la séance de branle a déjà bien duré auparavant, j'ai l'impression que l'éjaculation est moins jouissive si l'on fait monter la pression trop vite sur la fin. Je pense que les meilleures éjaculations, comme les meilleurs orgasmes, se produisent pour moi quand j'ai fait monter tout doucement jusqu'au bout, jusqu'au passage du point de non retour.

Maintenant, avec la pratique du sexe taoïste et ses orgasmes multiples, je ne cherche plus jamais l'éjaculation. Si elle se produit c'est toujours par accident, dans une branle comme dans un rapport d'ailleurs. Mais cela ne veut pas dire que je la dénigre ou que je la regrette: si je la sens venir parce que j'ai dépassé sans le vouloir le point de non retour, alors je l'accueille avec bonheur, me laissant aller à sa jouissance particulière un peu différente de l'orgasme, ne voulant pas perdre une miette de ce moment, essayant d'en profiter au maximum. Je dis que c'est différent et ce n'est d'ailleurs pas tout à fait vrai: l'orgasme avec éjaculation c'est le plaisir de l'orgasme avec la sensation en plus d'ouvrir les vannes. Mais sans éjaculation on a quand même tout le reste: les spasmes dans le bassin, les contractions de la hampe et cette décharge qui remonte tout au long de celle-ci.

En tout cas, je trouve que des éjaculations bien gérées de la sorte, après une longue branle et une lente montée, c'est un pur bonheur.

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Tripotin54
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Re: Mathématique de la branle

Message par Tripotin54 » sam. 01 août 2020, 21:25

À 75 ans et avec une prostate qui a connu des jours meilleurs (il y a déjà longtemps) , mes pratiques ont également évolué, par la force des choses . Je ne recherche plus l'éjaculation, et me concentre sur le plaisir de la masturbation. Sans parvenir au niveau de maîtrise de lépicurien, et de loin, et d'autres maîtres masturbateurs (si, si !) en matière d'edging, je retire beaucoup de plaisir de mes pratiques solitaires, en restant toujours attentif à mes sensations. Fini de m'éponger à la va-vite !
:branler: :branler: :branler: :branler: :branler: :branler:

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